CarboneWatch est une petite application qui vit dans la barre de menus de votre ordinateur. Elle regarde quels services d'IA votre machine utilise, et en estime la consommation d'électricité et l'empreinte carbone, en continu. Cette page dit l'essentiel en langage courant ; le périmètre, les sources et les limites sont dans la méthodologie.
Quand vous utilisez ChatGPT, Claude, Perplexity, Runway ou un assistant de code, votre ordinateur échange des données avec les serveurs du service. CarboneWatch voit ces échanges — leur volume, jamais leur contenu — et reconnaît le service par l'adresse à laquelle il parle.
À partir du volume échangé, elle estime le travail demandé au serveur, l'électricité que ce travail consomme, puis le CO₂ correspondant selon le pays où le serveur tourne. Le résultat s'affiche par service, par heure et par jour, sur votre machine.
Elle ne lit aucune conversation, aucun texte, aucune image. Elle ne déchiffre rien, n'installe rien de caché, ne demande aucun droit spécial et ne crée aucun compte. Rien ne quitte votre machine, sauf si vous choisissez de contribuer à l'empreinte partagée — c'est désactivé au départ, et ce qui part est décrit avant que vous n'acceptiez.
C'est une estimation, pas une mesure. Personne en dehors des fournisseurs ne sait exactement combien d'électricité consomme une requête, et les rares fournisseurs qui publient un chiffre en donnent une moyenne. CarboneWatch part de ce qui est mesurable sur votre machine et applique des facteurs tirés d'études publiées, de nos mesures et de quelques hypothèses, documentés dans le dossier méthodologique remis sur demande.
Sur une heure donnée, le chiffre peut être loin du vrai, et la méthodologie dit de combien pour chaque facteur. Sa valeur est ailleurs : rendre comparables des usages entre eux, montrer un ordre de grandeur là où il n'y avait rien, et ne jamais cacher son incertitude.
Certains services très utilisés échappent à l'application, parce que les compter au réseau donnerait un chiffre faux. Gemini partage ses adresses avec Gmail et Drive : impossible de distinguer une question à l'IA d'une sauvegarde de photos sans lire le trafic. L'extension navigateur, facultative, le compte sur ses pages web.
Même chose pour l'IA glissée dans les outils de tous les jours — Canva, Notion, Microsoft 365, Adobe. Elle parle aux mêmes adresses que le reste de l'outil ; seul Copilot dans Microsoft 365 sur le web est compté, par l'extension. CarboneWatch préfère annoncer une absence qu'inventer un chiffre, et la liste de ces absences est publique.
L'usage des IA a un coût énergétique qui n'apparaît sur aucune facture. Ce qu'on ne voit pas, on ne le questionne pas. CarboneWatch le rend visible, sans prétendre à une précision qu'il n'a pas, et en disant son périmètre, ses sources et ses limites pour que n'importe qui puisse juger le chiffre — et le contester.